[...]John Russell a tué cinq de ses pairs délibérément. Cela s'est passé à Camp Liberty, une base près de l'aéroport de Bagdad qui abrite une unité psychiatrique spécialisée nommée Clinique du stress de combat. Là sont accueillis les militaires sujets au stress post-traumatique.
[...]Le meurtrier, John Russell, 44 ans, de Sherman (Texas), était devenu militaire de carrière en 1994 après un divorce difficile et de menus ennuis avec la loi. L'armée en avait fait un spécialiste des communications, attaché au 54e bataillon du génie stationné en Allemagne. Son assignation d'un an en Irak était la troisième depuis avril 2003 et devait prendre fin dans six semaines. Mais son commandant lui avait récemment retiré son arme. Le général David Perkins a expliqué que "sa hiérarchie avait eu des inquiétudes". D'où son hospitalisation à la clinique.
Source Le MondeAprès 6 ans de guerre inutile en Irak, le constat est là.... Les Etats-Unis de l'ère Bush ne sont plus une puissance militaire qui peut tout ravager sur son passage sans dommage. Or comme dans tout conflit entre 2 forces, il y a des dommages des 2 côtés, même si une force est plus forte que l'autre. Ce dérapage d'un soldat n'est pas un fait isolé, ce fait est l'addition de plusieurs évènements:
Une guerre pour le pétrole, pour enrichir un Etat qui comme tout les Etas est contrôlé par un minorité qui reçoit tout les privilèges. Une minorité qui comme ,tout les minorités privilégiés, envoie leurs esclaves de la pensée faire la sale besogne.
D'habitude les Etats-Unis n'interviennent pas militairement depuis la fin de la Guerre du Vietnam, si ce n'est pour les actions au Kosovo ou en Somalie dans les années 90, généralement ils font tout pour que ce soit des pantins ,à l'intérieur du pays qu'il vise, qui fasse le sale boulot. Malheuresement à force de se croire surpuissant, on devient aveugle, on ne voit plus ce que l'on fait, on ne fait plus attention à ces actions, on n'agit que par pur intérêt même si cela coûte la vie de milliers d'habitants du Timor Oriental, par exemple.
Après s'être fait attaqué, sur son propre territoire, par une menace terroriste, les Etats-Unis de Bush ont réussi à trouver le moyen pour que cette attaque leur serve d'argument pour accentuer leur suprématie mondiale. Seulement la suprématie mondiale a un coût, et lorsque le coût est financier il est aussi humain puisque l'on délaisse les services sociaux pour alimenter la machine de guerre. L'administration Bush se croyait invincible, compte tenu du fait qu'il contrôlait tout de l'ONU à l'OMC. Mais même si la destruction de l'Irak a été rapide, les Etats-Unis de Bush ont un peu trop oublié qu'envahir un pays et le soumettre à son autorité à des contraintes.
A force de ne servir que les intérêts de la minorité dirigeante les Etats-Unis ne sont plus la grande puissance mondiale de l'après Guerre Froide. La libre exploitation a rendu dépendante son économie vis à vis de la Chine. Et comble de tout, la population américaine n'est pas encore totalement moutonnière face à la minorité dominante. Le comportement moutonnier à ses limites, la preuve avec le cas Russel, mais beaucoup ne sont pas évoqués. Ce cas est évoqué car il y a eu des morts, que les coûts deviennent tellement énorme qu'ils ne peuvent plus être cachés. Voila le résultat de l'économie Bush, même si au niveau militaire les Etats-Unis ont une suprématie mondiale, la pauvreté s'est largement accrue durant l'ère Bush et cela c'est encore aggravé avec la crise mondiale, principalement venu des Etats-Unis.
Le cas Russel résume à lui tout seul la politique de l'administration Bush, dominer le monde par la force en privilégiant les intérêts des riches sociétés pétrolières, mais laisser la population face à elle même, subir les conséquences des actions de la minorité dirigeante, et se retrouver petit à petit à devenir fou.
L'ère Obama sera surement moins pire, même si Obama n'a pas fermé les tribunaux militaires et que Clinton que l'on jugeait comme un "grand démocrate" a laisser faire le massacre de la population du Timor Oriental par le régime dictatorial de l'Indonésie dans les années 90.